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Premier tournoi interne de la saison, c’est l’occasion de maintenir l’exigence sportive avec un bon dosage de convivialité intergénérationnelle.

Il souffle, jette un œil au loin et remet un coup de tampon sur son front en sueur avant de reprendre sa raquette pour enquiller un autre set contre une jeune compétitrice hyper motivée.

« Je suis toujours en vie ! »

Au fond, voilà bien longtemps que les doutes sur l’exigence des tournois internes ont été piétinés sur les parquets, roulés en boule et balancés au loin : qu’on se le dise, un tournoi interne est, sans contestation possible, ce qu’il faut pour se faire du bien physiquement et mentalement.

Pourquoi ?

Pour ça, justement : avoir les crocs, la bave qui coule et l’envie de retourner le moindre volant proposé. Au détour du buffet où en toute légalité tu peux t’approvisionner en bonbons, sodas, pizza, taboulé, cakes et j’en passe et des meilleurs, un habitué confirme l’impression et étale la chose à sa manière :

 « Quand tu joues en équipe, ça change tout, tu le vois sur les visages. On a envie de tout casser sur le terrain, et les jeunes ils sont motivé à fond.»

Il y a du Sergio Leone des grandes années derrière ce discours : on parle ici d’un duel qui va se jouer au litre de sueur entre six équipes décidées à vouloir toucher le grisbi final, peu importe la manière, quitte à finir avec le short taché de sang ou de sauce à pizza.

L’idée est là, le niveau de jeu et l’intensité en attestent, il n’y a pas cinquante solutions : il faut aller au charbon, quitte à accepter quelques sacrifices comme quand ton partenaire de double (il se reconnaîtra) te fracasse sa raquette sur le crane à t’en fendre le cuir chevelu… et que tu continues quand même de sourire (ça sent le vécu).

Vu de près, cette compétition a même plutôt fière allure avec un style qui ne se met pas en mots. Chaque équipe se fabrique le jour J en fonction de son potentiel et de la qualité estimée de l’adversaire. A chaque match, on écrit sur une page blanche et on la déchire, avant d’en noircir une nouvelle avec la rencontre suivante. En tout, en une journée, chacun va jouer une bonne dizaine de matches à des niveaux différents.

Les vainqueurs

Un « ancien » rodé à la compétition l’exprime ainsi à sa manière :

« Un tournoi interne, c’est une parenthèse, une bouffée d’oxygène et ça ne peut faire que du bien avant de rentrer dans le vif de la saison. »

Autant en profiter pour s’en offrir un nouveau au mois de décembre, non ?

Tournoi interne d’automne, mais pour quoi faire ?