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Très belle saison pour l’équipe 2 du VBC qui suit le bel exemple de l’équipe 1 en terminant en première place de son championnat D3A!
Bravo!

equipe 2 B equipe 2

Voici un résumé de la saison par Capitaine JD!

En ce début de printemps où l’élection présidentielle s’est emparée de tout un chacun, où la plastique des Dieux du corps électoral s’affichent 24/7 en lieu et place d’authentiques petits chatons agréés P&T, et où une certaine partie de la population se ferait bien « macroniser », existe-t-il encore des passionnés de badminton ?
L’équipe 2 de Vincennes est championne !
Comme quoi, le « travail finit toujours par payer » (Fillon). C’est tout de même émouvant cette histoire d’une équipe partie de rien il y a encore quelques mois et qui soudain, suite à un coaching débridé, se retrouve au firmament du championnat départemental.
Que de chemin parcouru. Que de travail, d’abnégation, de force de caractère, de volonté acharnée, d’humilité, de sacrifice, de don de soi, de remise en cause, d’efforts, de courage, oui madame, oui monsieur… de courage pour en arriver à pareil résultat.
Une vraie leçon de vie, un conte de fées qu’on lira encore dans deux siècles pour dire aux gamins du futur que dans la vie d’avant, quand tu t’accroches, même si au départ tu n’as rien pour toi, même si Dame Nature ne t’as pas gâté, même si t’es con comme un balai, pauvre comme Job, vêtu comme un as de pique, avec deux mains gauches et rien dans le slibard, eh bien, si tu crois en ton coach, en ton étoile, à la chance, ou à tout ce que tu veux, je veux dire si tu y crois vraiment, tu finiras toujours par réaliser tes rêves les plus fous. Toujours.
Vincennes c’est magique, gamin. La vie est magique, petit. Le badminton est magique, bonhomme. Magique comme un buffet de chips et un combo soda-pâté de foie.
Car, franchement, ce n’était pas gagné d’avance cette affaire-là.
Rien, absolument rien ne garantissait qu’en recrutant un vieux de la vieille, une Serbe sous médoc, un supporter de Saint-Maclou évidemment,  deux asiatiques fous, une programmeuse Java, un essuie-glace, une lanceuse de poids, et un cordon bleu, tu finisses par remporter la mise… même en recrutant à l’occasion des remplaçants pas toujours de première main mais souvent de l’équipe première.
Tu eus pu te planter mon poteau… carré… ment.
Une épidémie de Zita ou de Rika Zaraï dans ton effectif, un tsunami soudain de la Seine emportant le Parc des Vignerons jusqu’à Rouen, un obus de la seconde guerre qui pète au passage de ton cortège en déplacement vers une banlieue lointaine, ou plus prosaïquement une blessure, et paf ! du jour au lendemain, tu te retrouves en bas de l’échelle à récurer les fonds de culotte du classement.
Faut pas croire ce que disent les mauvaises langues, le talent ne  fait pas tout.
C’est bien beau d’aligner des vedettes et de les faire jouer contre des clampins qui confondent parfois le badminton avec le bilboquet, mais si tu n’y mets pas un peu du tien, si par malheur tu oublies les fondamentaux, t’auras beau faire, mais ton titre de champion, faudra pas attendre le joli mois de mars pour renifler son parfum.
On ne le dit pas assez mais le sport de haut niveau, c’est avant tout une affaire de mental et de physique, et qu’au niveau technico-tactique tu sois raccord aussi, sinon, tu fais du surplace et tu te retrouves comme un con, un soir du côté de Créteil ou de Fresnes (avec Fillon), à pleurer sur tes adversaires qui « dansent dans tes filets ruisselants en se frottant le cuir sur la panse de ton désespoir » (Mélenchon).
Au fond, c’est le coach qui avait raison : « le badminton, c’est comme les élections, il faut passer le volant de droite à gauche, et vice-versa car à la fin c’est Vincennes qui gagne ».

Interclubs – L’équipe 2 sort vainqueur de son championnat !!